10532340_707877872581078_7849078552825165923_nLes Allemands et les Argentins se retrouveront opposés dimanche 13 juillet 2014 à Rio de Janeiro (21 heures, heure de Paris) pour la 3éme fois en finale d’une Coupe du monde (leur 7e confrontation en tout dans la compétition, soit l’affiche la plus disputée). Lors des deux antécédents en 1986 et en 1990, les deux équipes l’avaient emporté une fois chacune. Retour sur ces deux rencontres qui ont plus ou moins marqué l’histoire du football.

1986 : l’Argentine de Maradona au sommet

Le 29 juin 1986, l’Argentine emmenée par un Diego Maradona (double buteur lors du très célèbre quart de finale contre l´Angleterre) au sommet de son art, s’en va défier en finale de ce Mondial mexicain des Allemands revanchards après avoir échoué à une marche du titre en 1982 face à l’Italie. Dans un stade Azteca plein comme un œuf (114 580 personnes), c’est l’Albiceleste qui ouvre le score grâce à un coup de tête rageur de José Luis Brown à la 23e minute, à la suite d’un coup-franc. Jorge Valdano double ensuite la mise à la 56e. L’attaquant évoluant alors au Real Madrid, trompe une nouvelle fois la vigilance de Harald Schumacher.

Alors qu’ils pensent se diriger vers la victoire finale, les Gauchos se font surprendre deux fois sur corner par les hommes de Franz Beckenbauer. Une fois, à un quart d’heure de la fin, par l’intermédiaire de Karl-Heinz Rummenigge, puis, six minutes plus tard, grâce à Rudi Völler, profitant d’une nouvelle largesse de la défense argentine. Les deux pays se dirigent alors en prolongations, mais c’est sans compter sur la fougue de Burruchaga, bénéficiant d’un caviar de Diego Maradona, qui inscrit alors le troisième but de son équipe à quelques minutes du terme de la rencontre. Cette fois c’est fini. La Mannschaft ne reviendra plus, et l’Argentine remporte la deuxième Coupe du monde de son histoire après celle gagnée à domicile huit ans auparavant.

1990 : L’Allemagne au bout de l’ennui

?Quatre ans plus tard, Argentins et Allemands se retrouvent de nouveau en finale le 8 juillet à Rome pour la finale de la 14e édition du Mondial. Mais pas mal de choses ont changé depuis leur dernière rencontre. L’Argentine est en effet très loin de son meilleur niveau et manque de se faire éliminer dès le premier tour après une défaite inaugurale face au Cameroun de Roger Milla (0-1). De plus, en éliminant le pays hôte au match précédent, l’Albiceleste s’attire les foudres du public italien pour cette finale : l’hymne national est sifflé, à chaque fois que Maradona touche la balle, une bronca  s’élève dans le stade (rivalité Roma-Napoli oblige) et quelques “hijo de pu” fusent. Bref pas idéal pour aborder ce rendez-vous face à une RFA (ex-nom de l’Allemagne) qui réalise, elle, un bon tournoi.

Dans un match à l’opposé de 1986 puisque les occasions sont rares, la Mannschaft se montre bien plus entreprenante que son adversaire, souvent à la limite de l’engagement, à l’image de l’expulsion de Monzon à la 65e minute. Vingt minutes après ce fait de jeu, elle obtient un pénalty après un tacle en retard de Roberto Sensini sur Rudi Völler. Andreas Brehme ne se fait pas prier pour transformer la sentence. 1-0 pour les partenaires de Matthaüs. De plus en plus nerveuse, l’équipe argentine finit même la rencontre à 9 après une nouvelle exclusion : cette fois c’est Gustavo Dezotti, qui est logiquement sorti après un mauvais geste sur Jürgen Kohler. Les Allemands prennent leur revanche et décrochent une troisième étoile après 1954 et 1974 à l’issue d’une finale qui ne restera pas dans les annales. Franz Beckenbauer devient par la même occasion le second homme, après le Brésilien Mario Zagallo, à soulever la Coupe du monde en tant que joueur et entraîneur.

2006 : L´Allemagne remporte après prolongations 

2010 : L´humiliation de l´Argentine au mondial Sud africain 

 

 

 

 

Africpost avec metronews France 

 

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