unedu17.08.2015dAlors que sur le front de la justice française, rien ne semble bouger, en Côte d’Ivoire, l’instruction du dossier Guy-André Kieffer a enregistré un rebondissement majeur selon nos confréres de Jeune Afrique.

La justice ivoirienne a décidé d’inscrire à la cellule spéciale d’enquête sur les crimes de la crise postélectorale le dossier Guy-André Kieffer, du nom journaliste franco-canadien disparu le 16 avril 2004 à Abidjan. « Cette affaire est importante, c’est pourquoi l’instruction est confiée désormais à cette cellule spéciale d’enquête qui a plus de moyens. Ce sont les magistrats Victor Coulibaly (doyen des juges d’instructions), Christophe Richard Adou (procureur de la République près du Tribunal de première instance d’Abidjan Plateau) et Ali Yéo (procureur général à la Cour d’appel d’Abidjan) » qui sont dorénavant en charge du dossier, a confié à Jeune Afrique une source proche de l’enquête.

Selon nos informations, de nouvelles auditions ont eu lieu en mai dernier. En visite en Côte d’Ivoire du 11 au 14 août pour la dédicace de son livre « Le Frère Perdu » paru aux éditions La Découverte, Bernard Kieffer, le frère cadet du journaliste, a été reçu en audience par les autorités judiciaires et politiques du pays, qui lui ont assuré que l’enquête allait se poursuivre. « J’ai eu une oreille attentive des autorités ivoiriennes, qui m’ont assuré que des recommandations seraient faites », avait-il confié à Jeune Afrique lors de son séjour ivoirien.

Vers une relance de l’instruction en France ?

En France, le juge Cyril Paquaux, qui a succédé dans ce dossier au juge Patrick Ramaël, muté à Aix en Provence, a réuni en septembre dernier les avocats des parties civiles pour étudier avec eux des pistes afin de relancer l’instruction.

Africpost avec Jeune Afrique

 

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