Le Président Macky SALL se rendra bien à la Conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP23), mercredi 15 novembre à Bonn, en Allemagne, selon une source de la présidence sénégalaise. Le président sénégalais devrait y faire une déclaration pour demander aux autres pays de se mobiliser contre le réchauffement climatique. Il devrait s’exprimer aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel et du Président français Emmanuel Macron. 
À Bonn, l´ancienne capitale allemande jusqu´en 1990, environ 20.000 participants sont attendus durant cette quinzaine. Outre des chefs d’États, des diplomates, des délégués, des représentants de collectivités et d’entreprises seront au rendez-vous. Sous la présidence des Îles Fidji, cette COP23 réunit la communauté internationale jusque´au 17 novembre pour tenter d’avancer sur la mise en oeuvre délicate de l’accord de Paris adopté fin 2015. Les Etats-Unis sont là aussi, en dépit du retrait du pacte annoncé par le président Donald Trump, qui ne sera effectif qu’en 2020. 

Pour les pays africains, l’un des principaux défis de la COP 23 (Conférence des Nations unies sur le changement climatique), qui a démarré depuis le 6 novembre 2017 à Bonn (Allemagne), sera notamment de «clarifier» la question du financement de l’atténuation (réduction des émissions) et de l’adaptation au changement climatique. Le Président sénégalais ainsi que ses homologues africains vont tenter de convaincre la communauté internationale. Des revendications qui sont aussi celles du monde en développement. «Nous avons besoin que la COP 23 soit celle du financement et du soutien. Les PMA (Pays les moins avancés) appellent les pays développés à accélérer la mise en œuvre de leurs obligations en matière de financement climatique et à combler le fossé financier toujours croissant avant qu’il ne devienne trop important», plaide la présidence du groupe des PMA (qui regroupe 47 pays dont la majorité sont africains) assurée par l’Ethiopien Gebru Jember Endalew. 

«Les besoins financiers ne sont pas en adéquation avec les moyens mis á disposition pour l’instant (…)», note son prédécesseur et actuel négociateur de la RDC, Tosi Mpanu-Mpanu. «Il commence bien évidemment à y avoir des solutions grâce aux différents fonds climatiques existant et dont les pays en developpement ne maîtrisent d’ailleurs pas toujours les mécanismes.» Mais les Etats africains financent la plupart de leurs besoins climatiques, notamment après des catastrophes climatiques. 

 

 

Africpost

 

 

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