Après prés de quatre siècles d’esclavage dans le continent Africain, voilà encore un retour sur cet acte sauvage et barbare dont sont victimes nos frères et sœurs détenus et vendus en Lybie.

J’exprime tout d’abord mon indignation et mon amertume face à cette barbarie en réitérant mon message à la jeunesse africaine car je suis chanteur de la vérité et je déplore la détresse dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Faut-il garder encore chers jeunes le silence devant ces fléaux : Esclavage, Dépendance, Terrorisme, Corruption, Mensonge, Clientélisme, Clanisme, Népotisme… qui rongent l’Afrique ? Faut-il accepter le fait que la plus part de nos élites ont tourné le dos à nos aspirations, en même temps jouant l’arrogance en pactisant avec nos pur ennemis ? Aujourd’hui face à cette humiliation, ce crime contre l’humanité en Lybie où des noires sont entrain d’être vendus encore comme esclaves, nos pilleurs et nos caïmans veulent de nouveau détourner notre attention vers les broutilles de conférences nationales et internationales où l’on se moque de nous. Je me demande même comment ces souris rongeurs de deniers publics, ces grands pécheurs, ces grands menteurs et hypocrites peuvent-ils se réveiller chaque jour avec nous, en osant également nous croiser sans avoir honte, ni se cacher ?

Jeunesse africaine, je vous le jure nous avons affaires à des politiciens d’un autre genre, des malins malhonnêtes qui aspirent à nous maintenir dans l’infantilisme. Montrons notre colère plus grande car ils ont mal géré notre continent et veulent tous mourir au pouvoir et être remplacés par leurs fils. Ils ont fait la constitution pour protéger l’argent et le foncier qu’ils ont volé ; ils massacrent leur peuple et empêchent leur pays de se développer. Ils achètent des voitures de lux et se foutent complètement du régime des lois, ils violent nos lois constitutionnelles et nos droits civiles. Ils sont toujours dans les télés pour se faire voir en divulguant de fausses informations par la complicité de nos faux journalistes qui sont derrière eux. Oh… attention également à cette inventaire de société qui se dite civile composée pour la plupart du temps de paresseux, de Fainéants, de combinards qui cherchent les gains faciles et courtisent les pires diables car il est de l’autre coté aussi pour nous manipuler. C’est sûr, il y a que des tricheurs et des corrompus dans cette inventaire de notre dite société civile composée d’intellectuels défroqués. Chers jeunes, comment en effet supporterons nous de circuler sur les mêmes chemins avec les gens responsables de la ruine de nos pays et encore plus criminels que ceux qui, établis à Londres, Washington, Paris et autres, tirent des ficelles ? C’est de la merde, plus que de la merde même !

L’Afrique sera-t-elle toujours la vache à lait du monde occidental avec la complicité de nos dirigeants irresponsables, pauvres en esprits et faisant toujours la sourde oreille vis-à-vis des aspirations de leurs peuples ? L’erreur politique impardonnable commise, grave, énorme, par la plupart des soi-disant responsables politiques africains, est de penser que le puissant occident (Europe-USA), du fait qu’il domine le monde, constitue une bouée de sauvetage économique des peuples noirs d’Afrique. Mais comment une telle illusion peut-elle devenir la Chose-en-soi ? Si la jeunesse se livre à de telles illusions, c’est parce que en vérité elle n’y est pas été préparé car cette philosophie est comme une maladie contagieuse qui nous contamine génération après génération. Voilà aujourd’hui ce qui fabrique au préalable les structures mentales d’infériorité ainsi que la logique de la désespérance qui pousse aux jeunes à l’immigration-exil des naufragés de l’atlantique et de la méditerranée. Et pourtant il n y a pas de plus réel que la souffrance mais la souffrance physique : ce dont soufrent aujourd’hui nos frères et sœurs détenus en Lybie. Il existe également d’autres faits plus sensibles.

Cependant il faut noter que la situation misérable de la jeunesse africaine est caractérisée par des paradoxes saisissants, des disparités extrêmes en terme de nos ressources économiques, technologiques, sociales et culturelles qui différent considérablement selon le genre et la situation sociale d’une famille à une autre. L’accès à une éducation et à une formation de qualité reste difficile pour un très grand nombre de jeunes. Les inégalités flagrantes entre villes et campagnes, entre garçons et filles, entre sédentaires et nomades, se conjuguent avec des disparités entre la qualité de l’enseignement public et celui du privé. Mais il ne faut pas aussi oublier l’inadéquation entre les formations dispensées et les compétences exigées par les employeurs. Ensuite un réel cloisonnement existe entre la jeunesse et les partis politiques. C’est la raison pour laquelle il existe le recours des jeunes à des mécanismes parallèles. Les jeunes ont du mal à juger crédibles les partis politiques : parce que la plupart des leaders qui dirigent ces partis continuent à se comporter comme des apprentis au service de leur maître ; Ils sont irresponsables car ils ne donnent plus les bons exemples ; Leurs beaux discours et leurs belles promesses restent toujours vains ; Ils n’ont plus d’éthique pour la gestion de nos biens, et mettent pas l’intérêt général au dessus de l’intérêt individuel ; Ils n’ont plus de valeurs traditionnelles pour façonner les jeunes d’aujourd’hui et les utilisent à des fins lucratives.

En Afrique les jeunes sont toujours vus comme un problème à résoudre et non comme faisant partie de la solution aux difficultés qu’ils rencontrent. Ils n’ont pas les opportunités leur fournissant les compétences nécessaires pour tirer pleinement parti de la vie économique et publique. Bref il y a beaucoup d’obstacles à l’entrée dans la vie active, et un manque d’assurance à leur accès égal à l’emploi. Enfin Il n y a aucun investissement sur les jeunes et ce dès leur enfance, qui peut les garantir à toutes et à tous sans discrimination, le droit à des conditions de vie digne, à un logement décent, à la santé, à l’éducation de qualité et à la formation qualifiante. Leur participation à la vie publique et aux politiques, aux programmes et aux services les concernant est toujours découragée etc.…C’est pourquoi même si la majorité d’entre eux aspire à être acteurs du changement, la société se coupe d’eux. Voyez-vous comment c’est aussi misérable, aussi honteux, médiocre de continuer à nouer avec ceux là qui ne nous perçoivent comme un simple réservoir de matières premières stratégiques qui leurs manquent, de ceux là qui n’ont aucun amour pour nous, je dis aucun. C’est vraiment encore le moindre mal de l’Afrique. Et pourtant l’autre qui disait que: « l’humanité n’aurait fait aucun progrès si des hommes et des femmes, à un certain moment donné n’avaient pas eu le courage de se lever pour contester, pour dire la vérité et pour dénoncer les injustices, les crimes, les discriminations et les exclusions de toutes natures ». C’est pour cette raison que je vous dis chers jeunes : ne renions pas à notre Afrique, si riche, si belle mais surtout Berceau de l’humanité. De ce fait montrons seulement et surtout notre colère, et insultons ces pauvres d’esprits qui ont tout foutu en l’air et tout gâché et prenons le destin de l’Afrique en main.

Hélas il y aura point de changement, si nous nous ne regroupons pas en réseaux, ne constituons pas et ne consolidons pas un tissu associatif agissant tant au niveau national qu’international car se sont les lobbyistes qui ont toujours le pouvoir. Aujourd’hui notre démocratie est morte, on nous interdits de dire ce que nous pensons et à lui seul ce message devrait servir de m envoyer en prison sans jugement et pour toujours parce que je ne suis pas riche pour chercher un avocat et mes parents ne le sont pas non plus et en plus ils ne travaillent dans le gouvernement. Mais je jure que j ai pas peur car c’est la coutume en Afrique : L’Afrique hait les intellectuels et les chanteurs de la vérité et comme tout Africain digne de son temps, je me traduis absolument par la contestation, la capacité de dire non et non, mais également de refuser cette nouvelle forme de colonisation. Un proverbe dit : « lorsque Dieu ne fait rien, le diable triomphe ».

Cette contribution est dédiée à tous les Africains dignes de leur temps.

 

SENE, Jean Christophe Mbagnick,
étudiant chercheur (Doctorant) au département de Langues et Civilisations Germaniques (UCAD)
E-MAIL: jeanmbagnick@gmail.com

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