08-13-2014Climate_Africa

Selon l´organisation des Nations-unies, les changements climatiques ne sont pas un problème lointain. Ils nous concernent dès aujourd’hui et ont des effets très concrets sur nos vies. Ils perturbent les économies nationales, nous coûtant très cher aujourd’hui et encore plus demain. Mais il est de plus en plus reconnu qu’il existe des solutions abordables et pouvant être reproduites à grande échelle qui nous permettront à tous de faire un bond en avant vers des économies plus propres et plus résiliantes. Le changement semble être dans l’air. Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, a invité les dirigeants mondiaux – représentants des gouvernements, du monde de la finance, des entreprises et de la société civile – au Sommet sur le climat qui se tiendra ce mardi 23 septembre, pour donner un nouvel élan à la lutte contre les changements climatiques. Il leur a demandé d’y annoncer des mesures audacieuses visant à réduire les émissions, à renforcer la résistance aux changements climatiques et à mobiliser les volontés politiques en vue de parvenir à un accord juridique significatif en 2015. Le Sommet sur le climat offre aux dirigeants une occasion unique de défendre une vision ambitieuse qui, associée à des actions concrètes, permettra de parvenir à un accord mondial d’envergure en 2015.

C´est dans ce sens que plus de 120 chefs d’État et de gouvernement sont attendus ce mardi 23 septembre à New York pour un sommet de l’ONU visant à donner un nouvel élan aux négociations internationales sur le réchauffement climatique. Il ne s’agit pas d’une session de négociation, mais les participants devraient annoncer des engagements qui faciliteront un accord contraignant à la conférence internationale de Paris fin 2015. D’ores et déjà, c’est la plus grande concentration de dirigeants mondiaux jamais réunie sur ce dossier, se réjouit-on à l’ONU. Pour son secrétaire général Ban Ki-moon, «il est urgent d’agir: plus nous attendons, plus nous le paierons en vies humaines et en argent perdu». L’objectif des négociations est de limiter à deux degrés Celsius le réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. Or, selon les scientifiques, si les émissions de gaz à effet de serre se maintiennent à leur niveau actuel, la planète gagnera quatre à cinq degrés à la fin du siècle. L’accord scellé à Paris entrerait en vigueur en 2020.

Le sommet de «New York est une occasion unique de mesurer la volonté des uns et des autres d’agir sur le climat», explique la responsable climat de l’ONU, Christiana Figueres. Elle ne s’attend pas à ce que beaucoup de pays mettent sur la table des engagements chiffrés mais souligne que tous les acteurs importants seront là: gouvernements, municipalités, entreprises, compagnies pétrolières, financiers, ONG. L’attention se tournera vers les grands pays émergents, en premier lieu la Chine et l’Inde. Parmi les principaux pollueurs avec les États-Unis, Pékin et New Delhi rechignent à réduire leurs émissions pour ne pas ralentir leur croissance et insistent pour que les nations industrialisées paient la majeure partie de la facture. Si le président américain Barack Obama sera là pour prendre date, la Chine n’enverra à New York qu’un vice-Premier ministre, Zhang Gaoli, et l’Inde son ministre de l’Environnement.

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Éviter les erreurs de Copenhague

Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour le changement climatique, fait cependant valoir que Zhang Gaoli «est le troisième personnage de l’État et la plus haute autorité sur le changement climatique et le développement». Mme Robinson appelle à «changer de cap» pour résoudre «le problème le plus urgent pour la planète». Elle attend du sommet à la fois des engagements politiques et des initiatives concrètes, comme une déclaration sur la tarification du dioxyde de carbone ou des partenariats dans l’agriculture et les obligations vertes. Pour Robert Orr, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé de préparer le sommet, New York ne répètera pas les erreurs de Copenhague en 2009 où chefs d’État et de gouvernement n’avaient été sollicités qu’à la dernière minute. Il se félicite de la présence massive des décideurs économiques qui «ont déjà lancé la course aux investissements»: on attend 250 chefs d’entreprises dont de nombreuses françaises (Lafarge, Veolia, EDF).

Manish Bapna, vice-présidente de l’organisation écologiste World Resources Institute, compte sur les maires des grandes villes pour annoncer des initiatives concrètes: les zones urbaines abritent la moitié de la population mondiale mais consomment 70% de l’énergie. L’ampleur de la participation a obligé l’ONU à prévoir trois sessions plénières parallèles. Le secrétaire général Ban Ki-moon résumera les résultats obtenus en fin d’après-midi, à charge ensuite pour les négociateurs de les intégrer dans leurs prochains rendez-vous, en décembre à Lima puis à Paris.

Dimanche, plus de 100 000 personnes ont défilé à New York dans une grande Marche pour le climat, présentée par les organisateurs comme la plus importante de l’histoire. Parmi les célébrités présentes: l’acteur Leonardo DiCaprio, tout juste intronisé «messager de la paix» de l’ONU pour le climat, l’ancien vice-président américain Al Gore et la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal. Des manifestations similaires ont eu lieu dans de nombreuses capitales européennes dont Londres, Paris et Berlin.

 

 

 

 

Africpost/ONU/Journal de Montreal

 

 

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