0,,18546669_303,00Première étape d’un processus électoral très controversé, les élections sont boycottées par l’opposition et critiquées par la communauté internationale. La Ceni affirme cependant que le vote est sécurisé.

“Tous les centres de vote du pays sont protégés par les éléments de la police et de la force de défense nationale” assure Prosper Ntahorwamye, porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Une protection qui n’a pourtant pas empêché l’explosion d’une nouvelle grenade, lundi matin, dans un quartier de Bujumbura, foyer de la contestation contre le président burundais Pierre Nkurunziza. “Ce qui est malheureux c’est que durant toute la nuit, il y a eu des crépitements d’armes, de grenades dans différents quartiers de Bujumbura”, raconte Pierre Claver Mbonimpa, fondateur de l’Association pour la Protection des Droits Humains et des Personnes détenues (APRODH).

Pas d’enjeu véritable

Pour cet acteur célèbre de la société civile, les élections ont été organisées à la hâte, sans tenir compte des voix qui s’élèvent contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Outre l’opposition, plusieurs ténors du régime ont également jeté l’éponge. Dans la foulée de Gervais Rufyikiri, deuxième vice-président, le président de l’Assemblée nationale burundaise a annoncé ce week-end sa défection. Deuxième personnage de l’Etat, Pie Ntavyohanyuma s’est réfugié en Belgique d’où il a dénoncé le “forcing” électoral du président Pierre Nkurunziza.

Auteur: DW

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