DSC_3206Abuja – La justice ouest-africaine a invalidé lundi le nouveau code électoral du Burkina Faso, qui interdit aux fidèles du président déchu Blaise Compaoré de concourir à la présidentielle d’octobre.

Les députés du Conseil national de transition (CNT), l’assemblée intérimaire au Burkina Faso, ont voté, en avril, une révision du code électoral rendant “inéligibles” les personnes ayant “soutenu un changement inconstitutionnel portant atteinte au principe de l’alternance politique”. Il s’agissait d’une référence à la tentative de révision de la Constitution d’octobre 2014, destinée à permettre à M. Compaoré de se maintenir au pouvoir, et qui avait finalement provoqué un soulèvement ayant causé sa chute après 27 ans de règne.

La Cour de justice de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) a considéré lundi que la modification du code électoral constituait “une violation du droit de libre participation aux élections” et a ordonné au Burkina Faso “de lever les obstacles à une participation aux élections consécutifs à cette modification”.

Au total, sept partis politiques burkinabè, dont le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de M. Compaoré, avaient attaqué le nouveau code électoral en juin devant la Cour de justice de la CEDEAO, considérant qu’il violait leurs droits.

Le Burkina Faso, en tant que membre de la CEDEAO, est tenu de se plier aux décisions de la justice régionale. La décision rendue par la cour ouest-africaine est définitive et sans appel, a précisé à l’AFP un porte-parole de la CEDEAO, Sunny Ugoh.

AFP

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