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Michel Kafando (photo), 72 ans, a été désigné lundi pour diriger le Burkina Faso jusqu’en novembre 2015, en remplacement du Lieutenant-colonel Zida qui assurait la continuité de l’Etat, depuis la chute de Blaise Compaoré.

Michel Kafando, ancien représentant permanent du Burkina Faso aux Nations-Unies à la retraite, a été choisi tard dans la nuit de dimanche (3h47 TU) à lundi par un collège de vingt et trois personnes. L’ex-ministre des Affaires étrangères a indiqué que son équipe “ne ménagera aucun effort” pour mériter “la crédibilité ” placée en elle.

Il a ajouté que l’essentiel est d’asseoir à partir de la transition, une “société réellement démocratique” et bâtie sur le socle de “la justice sociale” dans l’unisson des cœurs.

Proposé par l’Armée, M. Kafando a été préféré à l’ex-ministre de l’Essor familial (1984-1987) Joséphine Ouédraogo/Guissou et au président de la Société des éditeurs de la presse privée Cherif Sy, lors de la dernière phase de la désignation.

Le journaliste d’investigation Newton Ahmed Barry et l’archevêque de Bobo-Dioulasso (capitale économique) Mgr Paul Ouédraogo, autres personnalités pressenties, ne se sont pas présentés aux auditions du collège.

L’homme « consensuel et apolitique » tant recherché par l’opinion nationale, sera investi mardi matin et dirigera le Burkina Faso jusqu’aux élections législatives et présidentielle de novembre 2015.

La désignation d’un Premier ministre qui formera un gouvernement d’au plus 25 membres et la mise en place d’un Conseil national de transition (organe législatif de 90 membres) auront lieu les jours à venir. La charte qui devra régir la transition, a été signée dimanche après midi au cours d’un forum des Forces vives de la nation en présence du corps diplomatique accrédité. Au terme de cette charte, ni le président ni les membres de l’exécutif de transition ne sont autorisés à se présenter aux prochaines élections.

Le président Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1987, a été contraint à la démission en fin octobre, à la suite d’une insurrection populaire contre sa volonté de modifier la Constitution pour se représenter en 2015. Le Lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida qui assure la continuité de l’Etat depuis le 1er novembre, a promis samedi de rendre le pouvoir aux civils, une fois que les organes de transition seront mis en place.

Ce retour à l’ordre constitutionnel tel qu’exigé par la Communauté internationale, intervient à un moment où le Canada et le Fonds monétaire internationale ont déjà annoncé l’arrêt de leurs programmes au Burkina Faso.

 

 

Source: Agence d’information du Burkina Faso

 

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