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Abdallah Zekri (g) de l’Observatoire contre l’islamophobie et Mohammed Moussaoui (c) du CFCM, ici le 8 novembre 2012.

Crédit : AFP PHOTO / PIERRE VERDY

Des responsables musulmans se sont insurgés contre la secte Boko Haram, qui a enlevé 276 lycéennes nigérianes, assurant que “ces terroristes portent atteinte à l’islam”.

Les agissements de la secte Boko Haram au Nigeria, et notamment le rapt de dizaines de lycéennes nigérianes “portent atteinte à l’islam“, ont estimé plusieurs responsables musulmans de France, ce lundi 12 mai.

Après la diffusion d’une nouvelle vidéo par le groupe radical qui assure avoir converti de force les jeunes filles, le président de l’Observatoire contre l’islamophobie Abdallah Zekri, a déclaré à l’AFP : “Ce n’est pas ça l’islam.” Citant le verset du Coran “nulle contrainte en religion”, Abdallah Zekri, qui est aussi trésorier du Conseil français du culte musulman (CFCM), a ajouté : “on ne peut pas convertir de force, sinon on bafoue les règles religieuses.”

” Aucune religion ne saurait tolérer de tels crimes” L’UOIF

Les responsables musulmans rejettent Boko Haram

“Ces terroristes portent atteinte à l’islam”, a martelé Abdallah Zekri, en appelant les dirigeants du monde musulman, aussi bien politiques que religieux, à s’inspirer des leaders occidentaux et à condamner fermement ces “actes criminels”.

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) 
a estimé dans un communiqué : “Aucune religion ne saurait tolérer de tels crimes“. L’organisation, proche des Frères musulmans, s’est dite “choquée par les crimes de plus en plus odieux” commis par Boko Haram. “L’UOIF refuse catégoriquement que l’islam soit associé ou utilisé comme prétexte à ces horreurs“, ajoute l’UOIF.

L’islam est une religion de paix, selon l’imam Chalghoumi

“Les actes de Boko Haram n’ont rien à voir avec la religion, car l’islam est une religion de paix”, a également souligné Hassen Chalghoumi, président de la Conférence des Imams de France, en appelant à se rassembler mercredi après-midi devant l’ambassade du Nigeria.

276 lycéennes ont été enlevées le 14 avril dans l’Etat de Borno (nord-est), l’un des fiefs de Boko Haram. Onze autres jeunes filles ont été enlevées le 4 mai, dans une autre localité du même Etat. Dans une précédente vidéo, le chef de Boko Haram avait menacé de les traiter en esclaves. Cette fois, il propose de les échanger contre des prisonniers de son mouvement détenus par les autorités nigérianes.

AFRICPOST VIA RTL

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