obama

Le 5 février 2015, lors d’un «petit-déjeuner» politico-religieux qui se tient annuellement à Washington, celui que ses détracteurs soupçonnent toujours d’une sympathie particulière pour l’islam– quand ils ne l’accusent pas carrément d’être lui-même musulman– a failli faire s’étrangler une partie de son auditoire chrétien.

Après une condamnation sans appel des violences de «ceux qui, au nom de leur foi, prétendent combattre pour l’islam mais en fait le trahissent», le président s’est livré à une comparaison historique qui a déchaîné les critiques.

Pesant ses mots, M. Obama a rappelé que le christianisme aussi avait eu ses heures sombres : «Souvenez-vous des Croisades et de l’Inquisition, ces gens qui commettaient de terribles choses au nom du Christ. Dans notre propre pays, l’esclavage a été trop souvent justifié au nom du Christ».

Des responsables républicains ont vu dans ce «relativisme» la preuve que M. Obama ne saisissait pas l’ampleur de la menace portée par l’islamisme radical.

Jeudi 19 février 2015, dans le cadre du sommet international consacré à la «violence extrémiste», que la Maison Blanche organisait du 17 au 20 à Washington, M.Obama a insisté, répétant que la lutte contre le terrorisme «n’a rien à voir avec le fait d’être juif, chrétien ou musulman : nous sommes tous dans le même bateau et nous devons nous épauler pour sortir de cette crise».

Mais il a également invité le monde à «se souvenir du policier parisien (lors de l’attaque de Charlie Hebdo), un musulman, qui est mort en essayant de les arrêter». «Le monde sait que des juifs ont été attaqués dans un supermarché casher à Paris. Nous devons nous souvenir de l’employé de ce supermarché, un musulman, qui a caché des clients juifs et leur a sauvé la vie», a-t-il poursuivi. «Et quand on lui a demandé pourquoi il avait fait cela, il a répondu : ’Parce que nous sommes frères».

– Source : Le Monde.fr

Africpost via Senenews

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