Frank-Walter Steinmeier, ancien chef de la diplomatie allemande, a été élu le 12 février 2017, douzième Président de la République fédérale d’Allemagne. Le social-démocrate a été plébiscité dès le premier tour de scrutin par une Assemblée fédérale de 1260 grands électeurs, parlementaires du Bundestag et Bundesrat ainsi que quelques représentants de la société civile. L’Assemblée fédérale est la plus grande assemblée parlementaire de la République fédérale d’Allemagne. Sa seule et unique tâche consiste à élire le Président fédéral ou la présidente fédérale. Elle se réunit en règle générale tous les cinq ans seulement, dans le bâtiment du Reichstag, à moins que la fin du mandat du Président fédéral soit anticipée.
Steinmeier remplace ainsi Joachim Gauck, qui ne souhaite pas solliciter un nouveau mandat en invoquant son âge actuel (76ans).

Un Président fédéral nouvellement élu prête le serment suivant lors de son entrée en fonctions : « Je jure de consacrer mes forces au bien du peuple allemand, d’accroître ce qui lui est profitable, d’écarter de lui tout dommage, de respecter et de défendre la Loi fondamentale et les lois de la Fédération, de remplir mes devoirs avec conscience et d’être juste envers tous. Que Dieu me vienne en aide ! » Le serment peut également être prononcé sans formule religieuse.

Africpost a contacté le consultant juridique et politique, le sénégalais Souleymane SOKOME, pour plus d’éclaircissements à nos lecteurs. Selon Monsieur SOKOME, l’élection de Frank-Walter Steinmeier au poste de Président fédéral pourrait constituer un camouflet politique pour Angela Merkel qui n’a pas pu faire émerger un candidat de son camp suffisamment fort et consensuel. D’ailleurs, il souligne que les partis politiques allemands avaient d’autant plus de mal à se mettre d’accord sur le nom du futur président. C’est à la dernière minute que la Chancelière Angela Merkel s’est rangée du côté du social-démocrate Steinmeier pour faute de candidat. Ce qui sonne comme un aveu de faiblesse des conservateurs allemands. Le consultant poursuit en ces termes « Certes, la fonction de Président en Allemagne est honorifique mais elle a valeur d’autorité morale car elle consiste á représenter l’Allemagne á l’étranger et dispose de réels pouvoirs institutionnels et d’une certaine influence sur les grands sujets de société comme l’Europe ou l’islam. Steinmeier (SPD) avec un franc-parler, Président Fédéral, Sigmar Gabriel (SPD), avec un tempérament colérique et imprévisible, nouveau ministre fédéral des affaires étrangères, Martin Schulz (SPD), populaire bénéficiant d’une dynamique importante dans l’opinion allemande, candidat face á Merkel. Ce trio de grands hommes politiques des sociaux-démocrates allemands risque de coûter cher á Angela Merkel. Le dernier sondage en Allemagne de l’institut Emnid crédite le SPD de 32% contre 33% au parti de la chancelière Merkel. C’est ce qu’on appelle en politique le “crépuscule en couverture”. Une chose est sûre, á quelques mois des élections législatives allemandes de septembre 2017, la dynamique est clairement du côté des sociaux-démocrates même si en politique il faut s’attendre á tout ».

Africpost

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