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Les pays d’Afrique de l’Ouest touchés par la propagation du virus de l’Ebola pourraient faire face à une catastrophe économique si les autorités à l’échelle mondiale ne prennent pas rapidement des mesures visant à limiter l’épidémie, a fait savoir mercredi 17 septembre 2014, Jim Yong Kim (photo), le président de la Banque mondiale.

« Nous ne possédons par les personnes sur le terrain et suffisamment de ressources, pour avoir le meilleur des scénario, à savoir, l’éradication de la maladie dans les tous prochains mois », a expliqué M. Kim dans le cadre d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

Selon le rapport publié par la Banque mondiale sur la situation, la crise impacte déjà négativement sur les économies des trois pays les plus touchés.

La Guinée (Conakry) pourrait voir son produit intérieur brut reculer de 2,3% et la Sierra Leone verra son PIB fondre de 8,9%. Mais le pays qui devrait payer le plus lourd tribut est le Liberia, dont la croissance économique déjà très fragile, devrait perdre jusqu’à 11,7%. « Ce serait une catastrophe sérieuse pour ces pays déjà fragiles », a commenté Jim Yong Kim.

Le virus d’Ebola est aujourd’hui passé au stade d’arme de destruction massive. Plusieurs bailleurs de fonds et d’autres donateurs ont déjà mobilisé des centaines de millions de dollars américains pour stopper la propagation de la maladie. Mais, selon une dernière déclaration de l’organisation mondiale de la santé, le nombre de cas pourrait s’accroître toutes les trois semaines. L’OMS suggère que soit mobilisés jusqu’à 1 milliard $ pour adresser la maladie.

Le Fonds Monétaire International lui s’est dit prêt à aider les pays à élaborer des plans de sauvetage pour la stabilisation des finances publiques. Le président américain Barack Obama parle d’une menace pour la sécurité mondiale et prévoit une intervention tant financière que militaire. 

Idriss Linge / Agence Ecofin

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