0,,18233976_303,00L’engagement des pays africains dans la lutte contre Boko Haram est sans équivoque. Mais pour tenir le pari, les Etats auront besoin d’argent pour financer l’effort de guerre. D’où viendra l’apport financier nécessaire ?

La question, pour l’heure, n´a pas encore trouvé de réponse. Déjà, elle a récemment été évoquée lors d’une réunion d’experts à Yaoundé. Un groupe restreint a été constitué pour réfléchir sur le financement de la Force mixte qui devrait compter 8700 hommes. Mais pour l’expert camerounais Claude Abe, la principale source de financement doit provenir des Etats concernés par la menace Boko Haram : « Les premiers bailleurs sont d’abord les Etats concernés par le phénomène Boko Haram. Il y a également un financement qui est attendu de la part de l’Union africaine. Il y a aussi une démarche sur le plan institutionnel et diplomatique qui voudrait que la force s’appuie sur les Nations unies. Donc c’est une troisième source possible des ressources financières pour arriver à financer cette force.»

Pourtant certains analystes suggèrent une implication financière des Etats en fonction de leurs moyens et surtout proportionnellement à la menace que constitue pour eux, la secte Boko Haram.

Si l’on ignore pour l’instant le pays qui prendra le commandement central militaire de la Force multinationale mixte, son quartier général sera basé à N’Djaména. La capitale du Tchad qui abrite depuis le 1er Aout 2014, le commandant de l’opération Barkhane. L’opération est menée par l’armée française au sahel, avec pour objectif de lutter contre les mouvements djihadistes qui écument la région.

 

 

Auteur: Eric Topona

Comments

comments

Loading...