Un chercheur du Laboratoire européen mobile à Gueckédou, en Guinée, fait des tests pour vérifier la présence du virus Ebola.

Le Canada offrira à l’étranger des doses d’un vaccin expérimental contre l’Ebola.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a jugé, mardi, qu’il était éthique d’utiliser des médicaments et des vaccins expérimentaux pour lutter contre l’épidémie qui déferle actuellement sur l’Afrique de l’Ouest, pourvu que les conditions appropriées soient réunies.

La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, a affirmé mardi que le Canada offrirait entre 800 à 1000 doses à l’OMS. Le Canada conservera de légers stocks du vaccin expérimental au pays en cas de besoin.

Le docteur Gregory Taylor, administrateur en chef adjoint à l’Agence de la santé publique du Canada, a affirmé que le Canada comptait environ 1500 doses.

Le gouvernement affirme que le vaccin, mis au point par des scientifiques au laboratoire national de microbiologie de l’Agence, n’a jamais été testé sur des humains, mais a montré des signes prometteurs sur des animaux.

M. Taylor a fait valoir qu’il s’agissait d’un approvisionnement d’urgence qui pourrait être utilisé si un travailleur humanitaire ou un médecin était infecté.

Les derniers stocks américains étaient en route mardi pour le Liberia pour traiter deux médecins touchés. Le fabricant américain a affirmé que ses stocks étaient « épuisés. »

Aucun vaccin ni traitement contre l’Ebola n’a été approuvé officiellement, mais plusieurs travaux sont en développement.

L’ONU demande de ne pas paniquer

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a demandé aux gouvernements des pays concernés par l’épidémie de ne pas paniquer.

« Nous devons éviter la panique et la peur, il est possible d’arrêter l’Ebola », a assuré M. Ban. « L’Ebola a été contenu ailleurs et nous pouvons le faire ici aussi. »

M. Ban a d’ailleurs annoncé mardi la nomination d’un coordinateur des Nations unies pour gérer la crise, le docteur britannique David Nabarro. Ce médecin supervisera la réponse au niveau mondial. M. Nabarro avait notamment géré la réponse de l’ONU lors des épidémies de la grippe aviaire et du SRAS en 2006 et en 2003.

Le secrétaire général a précisé que l’ONU et les gouvernements doivent s’attaquer au manque de docteurs, d’infirmières et d’équipements afin de stopper l’épidémie.

Radio-Canada

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