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La plus longue grève minière de l’histoire de l’Afrique du Sud va prendre fin, mercredi 25 juin, après l’acceptation par les salariés de l’accord conclu par les syndicats avec le patronat, lundi 23 juin, cinq mois jour pour jour après le début du mouvement. Près de 70 000 personnes avaient, depuis, cessé le travail dans les mines de platine, dont l’Afrique du Sud détient 80 % des réserves mondiales.
« En acceptant la proposition salariale, vous nous donnez le pouvoir de signer. Demain [mardi] nous allons signer l’accord, ce qui signifie que la grève est officiellement terminée et que les salariés reprendront le travail mercredi », a lancé le leader d’AMCU, le syndicat radical à l’origine du mouvement, Joseph Mathunjwa, devant des dizaines de milliers de mineurs venus l’écouter près de Rustenburg, dans le nord du pays.

LES RÉCLAMATIONS PARTIELLEMENT SATISFAITES

« Les entreprises ont accepté l’essentiel de nos demandes », a affirmé le leader syndical, en rupture avec la puissante confédération syndicale du Cosatu proche de l’ANC au pouvoir. « Cela n’a pas été facile » (…), a-t-il ajouté en admettant que tous les mineurs n’obtiendront pas le fameux Graal des 12 500 rands mensuels (880 euros environ) de salaire de base pour les moins qualifiés, réclamés depuis le début du mouvement. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux gagne plus de moitié moins.

Cette somme représente à la fois une forte hausse en termes réels (+ 150 % de salaire), mais également une avancée importante en termes symboliques, puisque c’est le montant revendiqué par les mineurs depuis la tuerie de Marikana en 2012 quand la police a abattu 34 mineurs en grève. Selon le syndicat, « beaucoup vont facilement l’atteindre ».

Il a également laissé entendre que l’accord salarial portera sur trois ans, et non cinq comme souhaité par le patronat.

Le Monde

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