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A l’occasion d’un Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles qui se déroule à Astana, au Kazakhstan, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé mercredi les leaders religieux à promouvoir le dialogue et la tolérance dans un monde en transition.

« Nous nous retrouvons à un moment où le dialogue est plus nécessaire que jamais. Nous sommes un monde en transition », a déclaré M. Ban dans un discours devant les participants de ce congrès, citant les menaces que représentent les guerres civiles, le terrorisme, le crime organisé, le trafic de drogue et les crises sanitaires.

Selon lui, « les leaders religieux, traditionnels et non-traditionnels, ont un rôle crucial à jouer ». « En période de troubles, les leaders religieux peuvent fournir un lien unissant des communautés ensemble et un terrain commun pour faire la paix et résoudre les problèmes », a-t-il dit.

« Vous pouvez le faire en favorisant le dialogue, en utilisant l’autorité spirituelle pour encourager les individus à agir de manière humaine, et en faisant la promotion des valeurs partagées », a-t-il ajouté en s’adressant aux participants du Congrès. « Les dirigeants religieux du monde peuvent enseigner à leurs ouailles la véritable signification de la réconciliation, de la compréhension et du respect mutuel ».

Il a appelé à aller au-delà du simple fait de « tolérer » les gens dont les croyances sont différentes. « Personne ne veut seulement se voir toléré, comme s’il y avait quelque chose qui n’allait pas en ce qui les concerne », a dit M. Ban. « La tolérance doit être plus active et plus dynamique. Cela veut dire tendre la main à ceux qui sont différents de nous. Cela veut dire reconnaître que nous pouvons apprendre les uns des autres, que nous pouvons tirer un bénéfice en partageant les uns avec les autres ».

Le Secrétaire général a estimé que les leaders religieux ont l’obligation de s’exprimer quand des gens partageant leur foi « commettent des crimes en son nom ». « Tout le monde devrait savoir que les crimes commis au nom de la religion sont des crimes contre la religion », a-t-il ajouté, citant les atrocités commises par les groupes extrémistes violents, tels que Daech, Boko Haram, Al-Chabaab et Al-Qaïda.

« Ce n’est pas la religion qui cause la violence. Ce sont des individus qui choisissent d’épouser la violence, et qui le font de manière erronée et cynique en invoquant la foi », a-t-il encore dit.

Lors d’une conférence de presse avec le Ministre kazakh des affaires étrangères, Ban Ki-moon a par ailleurs encouragé le Kazakhstan « à continuer de faire des progrès en matière de droits de l’homme, notamment en développant un plan d’action national sur les droits de l’homme ».

« Une coopération étroite avec la société civile sera importante pour mener à bien cette initiative », a-t-il dit.

ONU

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