fete-travail-maiLa fête du 1er mai a en réalité deux origines et deux histoires. La première remonte aux cultes celtes et médiévaux tandis que la seconde trouve ses origines dans le mouvement ouvrier du XIXe siècle.

Cette année, il tombe un vendredi, prolongeant le week-end de nombreux travailleurs du monde… Le 1er mai, c’est demain. On connaît ce jour férié pour les manifestations syndicales. Mais comment se sont constituées les traditions du 1er mai, jour de la Fête du travail ? D’où vient la spécificité de cette date ? Quel est le rapport entre cette journée et l’histoire du monde ouvrier ?

Le 1er mai tel qu’on le connaît aujourd’hui est en réalité la fusion de plusieurs traditions. Cette date est en effet célèbre pour le muguet. Il s’agit d’une lointaine descendance de coutumes celtes célébrant le passage à la saison claire. Par ailleurs, le 1er mai est également marqué par la Fête du Travail, célébrée depuis la fin du XIXe siècle en hommage aux combats du mouvement ouvrier (comme la journée de huit heures).

Pourquoi le 1er mai est la fête du Travail ?

Le 1er mai, Fête du travail, tire ses origines dans l’histoire du monde ouvrier. Le point de départ est le samedi 1er mai 1886. Ce jour-là, à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains, alors en plein développement. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. La date du 1er mai n’est pas choisie au hasard: il s’agit du “moving day”, le jour où traditionnellement, les entreprises américaines réalisent les calculs de leur année comptable. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d’une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan: une dizaine de morts, dont 7 policiers. S’en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.

Trois ans plus tard, le congrès de la IIe Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai une “journée internationale des travailleurs” avec pour objectif, d’imposer la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago. Dès 1890, les manifestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication: 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d’églantine, en 1891, lorsqu’une manifestation à Fourmies, dans le nord de la France dégénère, les forces de l’ordre tirant sur la foule. Ce jour-là, une jeune femme portant une églantine est tuée. Cette fleur devient le symbole du 1er mai (le muguet ne reviendra que plus tard).

Comment le 1er mai est devenu un jour férié ?

Si en 1793 la fête du travail était célébrée le 1er décembre, la date fixe du 1er mai tire ses origines du samedi 1er mai 1886, jour au cours duquel a eu lieu à Chicago un mouvement revendicatif pour la journée de huit heures. La date du 1er mai avait été choisie car beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable. Depuis, le premier mai est devenu le jour international des revendications ouvrières, donnant lieu à des défilés de travailleurs.

Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d’Europe à l’exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Le 1er mai est aussi fêté en Afrique du Sud, au Sénégal, en Amérique Latine, en Russie, au Japon. Au Royaume-Uni, c’est le premier lundi de mai qui est fêté. Aux Etats-Unis, le “Labor Day” est célébré le premier lundi de septembre. Ce jour d’hommage au mouvement ouvrier est né en 1887, à la demande des syndicats, après la tuerie de Chicago. Mais, à la demande du président américain Grover Cleveland, il n’a pas été fixé au 1er mai afin de ne pas rappeler ce moment dramatique.

En Afrique beaucoup de pays célèbrent la fête du 1er mai  différemment. Pour beaucoup de travailleurs africains, le rendez-vous est une occasion de manifester et de faire des doléances au pouvoir sur leurs conditions de travail, d´exiger des augmentations de salaires, et plus d´emplois. Cette année le 1er mai risque d´être chaud dans plusieurs pays africains vu la situation difficile des travailleurs. Par exemple au Sénégal oú le systéme éducatif est paralysé depuis quelques mois, les enseignants attendent le gouvernement d´un pied ferme. Des manifestations sont prévues dans plusieurs capitales africaines, de Dakar en passant par Douala jusqu´á Johannesburg. Emploi et précarité seront au cœur des revendications. Un emploi, un salaire pour vivre dignement c´est le slogan de beaucoup de travailleurs.

“Dans une Afrique ou un monde miné par un chômage massif, notamment chez les jeunes, ce slogan prend tout son sens. Vivre dans la dignité, c’est avoir un travail justement rémunéré, c’est pouvoir loger correctement sa famille, la nourrir, assurer une instruction à ses enfants et aussi consacrer un peu de sa vie aux loisirs.

 

 

 

Africpost

 

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